28.11.2006

EXCLUSIF: l'épopée de Toto lors de la R2D

"Toto, toto, toto..." pense encore tous les hauts les démons de la nuit, la troyenne (la plus chienne).

Les muses lui ont écrit le destin d'une nuit qui fait passer la nuit de bozzo pour une blague de Sim, une nuit tout en brouillard, là-haut au royaume des songes où les barrières avec la réalité sont décidément parfois bien infranchissables.

En poème, j'm'en vais te conter, celui qui des lois de la pensée trop loin s'est évadé.

 

L'odyssée d'un gars bourré (histoire vraie)

 

Une nuit dans l'Aube,

Lorsque ma lueur d'esprit

Aux confins de l'aube 

S'est peu à peu assoupi,

Me jambes ont mis des bottes

De sept lieues,

Direction la banlieue,

De Troyes, sur le chemin de la crotte.

Mes méninges après mille vrilles,

Prirent la voie de la cohérence,

Furent témoin de mes errances,

Avant que définitivement elles ne grillent.

Au milieu de nulle part,

Sur une route qui plus est une rocade,

J'ai crié au désespoir

Et attendu l'estocade.

Quand une grange est apparue,

Refuge des âmes perdues,

J'ai pleuré au secours de mon âme

Là où seul m'écoutait une vieille dame.

J'ai juré de m'en remettre au diable,

Et ai vendu mon âme à la police.

J'avais bu jusqu'au bout le calice

Des épeurés de l'alcool devenus minables.

L'histoire finit dans un hotel,

Vidé de l'énergie de quatre heures marchant,

Au fond de la nuit éternelle

Et de ses silences effrayants.

J'ai gagné la palme du gars bourré,

J'ai frôlé l'enfer et ses démons,

Pour toucher la perdition.

Des honneurs de la liche je me vois désormais entouré. 

23.11.2006

Droite, gauche, p'tit pont, lucarne....et BAM!

Salut brigands,

 la chasse aux idées noires a porté ses fruits, roulements de tambour: j'ai ma place dans le groupe au milieu des gars, là à droite et ceux-ci, là à gauche.

A droite, ils disent que je dois me tenir à carreau, qu'arrogant je ne dois pas être, encore moins contestataire. Je me dis que c'est pas vraiment mon tempérament, mais après tout, ma place dans le groupe elle vaut son pesant d'orange, s'rait temps que j'me range, non? 'fin, j'ai bien douté, sont attrayants avec leur cravate les riches.

A gauche, ils ont décidé que je ferai un bon sauvage, que j'abandonne mes idées sages et que je prenne le taureau par les cornes. Le taureau, depuis que je suis en Espagne, de l'autre côté de la montagne, je l'frôle, j'le castagne, mais de là à le mater, hum, ben ça paraît raté. Me disent que l'avenir est rouge et que l'humanité doit s'adapter en conséquence. Je revois les séquences de ma vie, et je me dis que je les vois pas bien roses leurs idées de futur rouge. Faut que je me socialise, faut que je fasse ma psychanalyse, alors, ben, je les écoute. Mais sont chiants les pauvres, ils vont pas au bout des choses, avec leurs idées à portée réduite, sans dommage collatéral, sinon quelques douleurs aaaan...(ah non! Rime autocensurée).

Au milieu, enfin, y a moi et des gens aussi. Y en à de gauche et de droite qu'essaye de se revendiquer à ma place, mais ils sont loin du compte. Le milieu est aussi fin qu'un fil de bobine, faut qu'ils s'débinent, l'affaire l'est pas dans le sac, sont à côté de la plaque les gô. Les gens qui sont avec moi, ils sont fous. La folie ça doit être propre au milieu: dans le milieu on est tarés, c'est ptêtre notre vie ratée qui nous a mis sur la voie convergente (ndlBozzo: c'es les autres qui divergent). En tout cas, on cultive la différence, on cherche les autres dimensions: pour sauver le monde on s'invente toutes sortes de missions. On a le cerveau qui vrille, on fait des claquettes en espadrille (rime inutile, vraiment rien à voir). Attention, on est fous, on n'est pas inconscients, ça on en est conscients.

Fil de l'histoire (même moi j'ai décroché): 

Dans une vie à trois dimensions, un petit peuple rampant quadrille le terrain, un terrain sans aucune réelle dimension, sinon celle d'un esprit renfermé dans sa propre histoire et guidé par ses croyances.

L'est pas belle l'histoire. J'ai raccroché sans savoir qui y avait au bout du fil. Je prendrai plus que des appels d'urgence.

Et, p'tain, c'est là que tu te réveilles, dis: "Effectivement, j'ai des problèmes à m'intégrer, je pense qu'il est grand temps de me désintégrer. Je vais faire un tour du côté du silence, juste pour écouter son discours et pour l'applaudir. J'aurai l'air d'un con. J'aurai juste à revenir dans ce bon vieux chaos et apprécier d'être au milieu du lot, respirer comme un être anodin, décider de quelle classe je suis. Choisir un camp". Foutre le camp!"Trancher mes avis."En finir avec ma vie!" A bas l'anarchie, vive l'organisation."

Ptain, je chie, vive la révolution...