31.07.2007
What a beautiful world mon cul!
Là, tu vas rire, mais j'ai remis les mains sur le blog. Je voulais pas trop le dépoussiérer mais bon. J'ai relu les derniers textes, j'aurai bien aimé apprécier, mais les derniers mois m'ont douché le cerveau, inondé maintenant sous un flot de questions anthropologiques.
Finie l'analyse introspective ou presque. Elections oblige j'ai eu le loisir de me dégoûter d'un système plouc-ocratique dans mon cercle de collocs intimes (Alcolloc.organisation trouvée) et de me plonger dans une bonne dépression de grand rien, comme ça avait pu être le cas il y a quelques années auparavant. Beaucoup de questions ont afflué à mon esprit et comme les réponses étaient toutes négatives, j'aurais pu sombré dans le caca moyen idéologique, bouffer mes rêves et planter le mât de ma suffisance à côté de celui des autres.
Ouais, mais c'est chiant. Quand tu fais déjà partie d'un monde imprésarial aux couleurs mornes, c'est dur de penser que maintenant tu dois te racheter des caleçons moulants neufs et aller en discothèque hype pour te sentir à ton aise, alors qu'à priori t'as toujours négligé les fringues et les endroits peuplés et bruyants.
Alors, rien. Forcément, tu te marginalises, tu t'attires quelques bonnes grosses risées hautaines des gens qui sont "in" (in the caca time system of the world universe, watcha!) mais aussi une curiosité risible ("Il est étrange"). Reste que la diversité m'aide à garder les pieds sur terre et pas sombrer dans cette sorte d'évidence uniforme, de courant unique de pensée puritaine, pourtant si éloignée des personnalités propres à chacun.
Ben, je suis devenu anti. Anti tout. Enfin, presque tout. J'aime les gens (ah, la belle phrase sujet-verbe-complément je t'embrouille) un à un. Pas dans le groupe, dans leur particularité. Pas dans leur envie conditionnée par leur environnement sinon par leur imagination créative, leurs passions. Pas dans leurs opinions toutes faites, mais dans leurs inspirations géniales. En fait, je ne crois pas qu'il y ait de modèle de société qui puisse exister sans l'exploitation des capacités créatives de chacun (et pourtant...).
Toute cette merde débilitante de doctrine médiatique et gouvernementale est un fiasco pour la réussite d'une société épanouissante. L'homme comme animal revient à la mode et les puissants en bons bergers récupèrent le contrôle sur un troupeau qui n'aurait jamais dû se disperser, jamais du se rappeler qu'il avait un cerveau pour penser.
Et maintenant, pourvu qu'ils oublient à jamais qu'ils ont un cerveau, c'est sur la bonne voie.
Ecoute-moi: ce système est parfait, il est parfait, parfait...oublie les alternatives, c'est mal...le monde est tel qu'il est, le changer serait un crime car ce système est parfait, parfait, il est parfait...maintenant tu es bien, car tu vis dans un système parfait, tu es bien, tout est parfait, travail, femme, gosses, maison, chien, fous-nous la paix, ce monde est parfait.
12:40 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note